top
logo

Recevoir nos News

Faire connaître notre site


Home France Le député PS Yann Galut surpris par la position du Président sur les massacres de Gaza
Le député PS Yann Galut surpris par la position du Président sur les massacres de Gaza PDF Imprimer Envoyer
Écrit par jamel   
Mardi, 22 Juillet 2014 14:31

 Yann Galut

Cet article d'Adrien Gaboulaud publié dans Paris Match le 21 juillet 2014 et mis à jour le 22 juillet 2014 ->Article source

Député socialiste du Cher et membre de la Gauche forte, Yann Galut s'oppose, comme plusieurs de ses collègues, à la ligne gouvernementale face au conflit à Gaza et face aux manifestations pro-palestiniennes.

Paris Match.Vous êtes membre de la commission des Finances, spécialisé dans les questions d'évasion fiscale. Qu'est-ce qui vous a poussé à prendre la parole sur la question israélo-palestinienne?

Yann Galut. C'est l'impression qu'il y a peut-être un changement d'orientation dans la position de la France. Sur cette question-là, il faut, de mon point de vue, avoir une position beaucoup plus mesurée et plus équilibrée, tant sur le conflit en lui-même que sur le droit de manifester.

 Avez-vous perçu chez François Hollande un soutien unilatéral à Israël au début du conflit?

On l'a ressenti comme ça. La France a une longue tradition de mesure et d'équilibre en ce qui concerne ce conflit. Il faut qu'elle garde cette tradition de médiation, sans prendre parti pour l'une ou l'autre partie. La position de départ du président de la République a surpris un nombre important de socialistes, car il paraissait étonnant qu'on soutienne de manière unilatérale Benjamin Netanyahou, qui est sur des positions extrêmement droitières sur ces questions-là. Il faut que l'on ait le courage de dire que Israël a droit à sa sécurité, mais qu'il ne doit pas employer de tels moyens pour la faire respecter. Ce sont les civils et notamment les enfants et les femmes qui sont les principales victimes de la répression israélienne. Ça, c'est inacceptable.

Diriez-vous qu'il y a, dans le conflit israélo-palestinien, un enjeu d'identité pour la gauche?

C'est une position partagée au-delà de la gauche, mais c'est vrai que pour la gauche, rompre avec cette position modérée est très mal vécu. Et en plus ça peut raviver des tensions. En 2009, le Parti socialiste avait pris une position que je reprends aujourd'hui : il fallait l'arrêt des roquettes, bien sûr, mais aussi le cessez-le-feu immédiat, l'évacuation des troupes israéliennes de Gaza, un couloir humanitaire et l'installation d'une force internationale de protection. Du point de vue de la gauche, c'est cette position-là qui doit être tenue. C'était aussi la position de Jacques Chirac.

"IL Y A UNE CERTAINE INCOMPRÉHENSION"

AVEC LE GOUVERNEMENT

Concernant les manifestations pro-palestiniennes, quel regard portez-vous sur la position du gouvernement, qui a décidé d'en interdire plusieurs?

Là, aussi, il y a une certaine incompréhension. Je serai toujours en première ligne pour combattre l'antisémitisme et la haine du juif. Il faut être sans pitié sur cette question-là. Pour autant, interdire une manifestation est totalement contreproductif et donne l'impression que les autorités françaises sont influencées par une partie. La manifestation aurait dû être autorisée et encadrée. Et s'il y a des débordements, comme dans toute manifestation, ils doivent être sanctionnés lourdement. On redoutait à Marseille des événements : la manifestation a été autorisée, encadrée et il n'y a eu aucun débordement.

Irez-vous manifester mercredi à Paris?

Bien sûr, nous serons plusieurs députés socialistes à nous y rendre. Il faut être très clair : ce n'est en aucun cas un soutien au Hamas et à celles et ceux qui lancent des roquettes. Pour nous, la solution ne peut être que politique. Nous irons manifester pour la paix, pour un cessez-le-feu immédiat et l'arrêt du lancement des roquettes.

Ne redoutez-vous pas que l'antisémitisme de certains puisse à nouveau s'exprimer mercredi?

S'il y a des expressions d'antisémitisme, les organisateurs de la manifestation doivent expulser ces personnes-là. Il n'y a aucun espace pour la moindre manifestation d'antisémitisme. Si tel était le cas, bien entendu, je quitterais immédiatement la manifestation. Nous devons rassurer et protéger la communauté juive contre ces agissements-là.

Que répondez-vous à ceux qui affirment qu'il ne faut pas «importer» le conflit en France?

Justement : il faut avoir une position mesurée. Il faut que la voix de la France porte.

Mise à jour le Samedi, 26 Juillet 2014 12:46
 

Qui est en ligne ?

Nous avons 71 invités en ligne

bottom
top

Dernières infos

Articles populaires

A lire sur le web ...


bottom